Et si la périménopause était aussi le bon moment pour faire le point sur sa santé cardiovasculaire ?
Lorsqu’une femme entre en périménopause, son attention se porte souvent sur les manifestations les plus visibles : cycles irréguliers, bouffées de chaleur, troubles du sommeil, fatigue ou variations de l’humeur.
Pourtant, cette période correspond également à une importante transition métabolique et vasculaire. Le profil lipidique, la répartition des graisses, la sensibilité à l’insuline, la pression artérielle et la santé cardiovasculaire peuvent progressivement évoluer.
La périménopause est une période particulièrement intéressante pour faire le point sur sa santé vasculaire, identifier les facteurs de risque et agir avant que les maladies cardiovasculaires ne s’installent. L’American Heart Association considère d’ailleurs la transition ménopausique comme une période importante pour renforcer précocement la prévention cardiovasculaire.
À retenir
- Le risque cardiovasculaire commence à évoluer dès la transition ménopausique, et pas uniquement après la ménopause.
- Les changements hormonaux peuvent influencer le profil lipidique et le cholestérol, la pression artérielle, la glycémie, la répartition des graisses et la santé des vaisseaux.
- La périménopause est une véritable fenêtre d’opportunité pour agir précocement sur les facteurs de risque cardiovasculaire.
- L’activité physique, une alimentation équilibrée, un sommeil de qualité et le suivi des principaux facteurs de risque constituent les piliers de la prévention.
- Certaines substances naturelles riches en polyphénols, comme celles présentes dans l’hibiscus et l’aronia, font l’objet de recherches pour leur rôle potentiel dans le soutien de la santé cardiovasculaire.
Pourquoi le risque cardiovasculaire évolue-t-il autour de la ménopause ?
Avant la ménopause, les œstrogènes participent à plusieurs mécanismes favorables à la santé cardiovasculaire, notamment au bon fonctionnement des parois des vaisseaux sanguins et à la régulation du métabolisme des graisses et du taux de sucre dans le sang (glycémie).
Lorsque les concentrations d’œstrogènes diminuent et deviennent plus fluctuantes pendant la transition ménopausique, plusieurs changements peuvent apparaître.
Un profil lipidique défavorable
Au cours de la transition ménopausique, le taux de LDL-cholestérol, souvent appelé « mauvais cholestérol », tend à augmenter. Lorsque le LDL est présent en excès dans le sang, il peut progressivement s’accumuler dans la paroi des artères et favoriser la formation de dépôts contenant notamment du cholestérol, appelés plaques d’athérome. Ces plaques peuvent progressivement rétrécir les artères, gêner la circulation du sang et engendrer des complications plus graves comme l’infarctus ou l’accident vasculaire cérébral (AVC).
Une pression artérielle qui peut augmenter
Avec l’âge, les artères perdent progressivement de leur élasticité. La transition ménopausique peut s’accompagner de modifications supplémentaires de la fonction vasculaire et de la pression artérielle.
Or l’hypertension artérielle est l’un des principaux facteurs de risque modifiables d’infarctus, d’AVC et d’insuffisance cardiaque.
Une sensibilité à l’insuline qui peut diminuer
La transition ménopausique peut également s’accompagner d’une diminution de la sensibilité à l’insuline.
À terme, cette évolution peut favoriser l’augmentation de la glycémie (taux de sucre dans le sang), le prédiabète ou le diabète de type 2, qui constituent eux-mêmes des facteurs de risque cardiovasculaire importants.
Une redistribution des graisses
La ménopause s’accompagne fréquemment d’une redistribution de la masse grasse, avec une tendance à l’accumulation abdominale et viscérale, c’est-à-dire autour des organes.
Cette graisse viscérale est particulièrement active sur le plan métabolique. Elle est associée à une augmentation de la résistance à l’insuline, à des perturbations du métabolisme des graisses et du sucre, et à un état inflammatoire chronique de faible intensité.
C’est l’une des raisons pour lesquelles le tour de taille peut apporter une information complémentaire au simple poids ou à l’IMC.
Une inflammation de bas grade, silencieuse
Avec l’âge et les changements hormonaux, une inflammation chronique de faible intensité peut progressivement s’installer. Associée notamment à l’accumulation de graisse viscérale, elle peut favoriser l’athérosclérose, c’est-à-dire la formation progressive de dépôts dans la paroi des artères, la résistance à l’insuline et le vieillissement des vaisseaux.
Le stress oxydatif, qui correspond à un déséquilibre entre les molécules oxydantes et les défenses antioxydantes de l’organisme, peut également contribuer à ces mécanismes.
En résumé :
Le risque cardiovasculaire qui augmente au cours de la transition ménopausique puis après la ménopause résulte donc de plusieurs mécanismes qui se combinent : vieillissement vasculaire, modifications hormonales, déséquilibre du profil lipidique, hypertension, perturbations du métabolisme glucidique accumulation de graisse viscérale, et inflammation chronique de bas grade.
La périménopause peut donc être un bon moment pour faire le point sur son bilan lipidique, d’instaurer des mesures régulières de la pression artérielle, de mesurer son tour de taille et sa glycémie, et d’évaluer son risque cardiovasculaire.
La périménopause : un moment pour agir plutôt qu’attendre
Les maladies cardiovasculaires se construisent généralement sur plusieurs années, voire plusieurs décennies.
C’est précisément ce qui rend la périménopause intéressante du point de vue de la prévention : les facteurs de risque peuvent encore être identifiés et modifiés à un stade où les complications cardiovasculaires ne sont généralement pas encore apparues.
Quelques mesures simples constituent les piliers de cette prévention :
- pratiquer régulièrement une activité physique, avec au moins 150 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine (par exemple 5x 30 min/semaine), en associant renforcement musculaire ;
- privilégier une alimentation riche en légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes, omégas 3, noix et graines ;
- limiter les aliments ultra-transformés, l’excès de sel, les sucres ajoutés et les graisses saturées ;
- maintenir ou retrouver une composition corporelle favorable ;
- ne pas fumer ;
- préserver la qualité et la durée du sommeil ;
- surveiller régulièrement la pression artérielle, le bilan lipidique et la glycémie.
Pour certaines femmes, un accompagnement personnalisé peut être particulièrement utile. Médecin, diététicien·ne, professionnel·le de l’activité physique ou autres approches complémentaires peuvent, selon les besoins, permettre d’adapter les conseils au mode de vie, aux symptômes, aux antécédents et aux objectifs de chacune. Une approche globale et individualisée peut ainsi aider à traverser cette période avec davantage de sérénité.
Autrement dit, la prévention cardiovasculaire autour de la ménopause ne repose pas sur une solution unique, mais sur l’accumulation de plusieurs habitudes favorables.
Les polyphénols : la clé de soutien d’une démarche préventive
Une alimentation riche en végétaux apporte, au-delà des vitamines et minéraux, une grande diversité de composés bioactifs.
Parmi eux figurent les polyphénols, une vaste famille de molécules naturellement présentes dans les fruits, les légumes, les baies, le thé, le cacao et de nombreuses plantes.
Les anthocyanes, qui appartiennent à cette famille, sont notamment responsables des couleurs rouges, violettes et bleues de nombreux végétaux.
Ces molécules font l’objet de recherches pour leur influence sur différents mécanismes impliqués dans la santé cardiovasculaire : fonctionnement des vaisseaux sanguins, stress oxydatif, inflammation et métabolisme des lipides et du sucre.
Hibiscus : une plante particulièrement étudiée pour la pression artérielle
Parmi les plantes riches en polyphénols, Hibiscus sabdariffa fait l’objet d’un intérêt scientifique particulier, notamment son influence sur différents paramètres cardiométaboliques, dont la pression artérielle.
Une méta-analyse de 17 essais cliniques publiée en 2022 a montré une diminution de la pression artérielle systolique, plus marquée chez les personnes ayant initialement une pression artérielle élevée. Elle a également retrouvé une diminution du LDL-cholestérol, souvent appelé « mauvais cholestérol » [1].
Ces résultats sont confortés par une méta-analyse publiée en 2025, portant sur 26 essais et 1 797 participants, qui retrouve également des effets favorables sur la pression artérielle ainsi que sur certains paramètres lipidiques et glycémiques [2].
Ces données contribuent à l’intérêt croissant pour l’hibiscus dans le cadre d’une approche globale de prévention cardiovasculaire.
L’aronia : la baie la plus riche en anthocyanes
Ces molécules sont étudiées pour leur rôle dans la protection des cellules contre le stress oxydatif et leur influence sur différents mécanismes impliqués dans la santé cardiovasculaire.
Une méta-analyse de 7 essais randomisés a notamment retrouvé une diminution du cholestérol total et du LDL-cholestérol, ainsi qu’une diminution des triglycérides avec des doses plus élevées d’aronia [3]. Une autre méta-analyse a également observé une diminution du cholestérol total et de la pression artérielle systolique, avec des effets plus marqués chez les adultes de plus de 50 ans [4].
Grâce à sa richesse en polyphénols et à son intérêt potentiel pour le métabolisme lipidique et la santé vasculaire, l’aronia constitue ainsi un complément intéressant de l’hibiscus dans une approche nutritionnelle globale de prévention cardiovasculaire.
HIBISCOL® : une association d’hibiscus et d’aronia

C’est dans cette logique que s’inscrit HIBISCOL® de Pharmalp : une formule associant deux sources végétales de polyphénols et d’anthocyanes, l’hibiscus et l’aronia, auxquelles est ajoutée de la vitamine B1 (thiamine).
HIBISCOL® associe des extraits d’hibiscus et d’aronia à de la vitamine B1, qui contribue à une fonction cardiaque normale
HIBISCOL® s’inscrit ainsi en complément d’une démarche globale de prévention, associant alimentation équilibrée, activité physique régulière et suivi des principaux facteurs de risque cardiovasculaire.
En conclusion :
La périménopause peut donc être une véritable fenêtre d’opportunité : celle où l’on prend le temps de connaître ses facteurs de risque, d’adapter son mode de vie et de mettre en place, suffisamment tôt, les habitudes qui contribueront à préserver sa santé pour les années à venir.
Une alimentation riche en végétaux et en polyphénols, une activité physique régulière, un sommeil de qualité et le suivi des principaux facteurs de risque constituent le socle de cette prévention.
Dans cette approche, des plantes comme l’hibiscus et l’aronia représentent des pistes intéressantes étudiées par la recherche. HIBISCOL® propose de les associer dans une formule à base d’hibiscus, d’aronia et de vitamine B1, pour accompagner cette démarche globale de santé cardiovasculaire.
Prendre soin de son cœur pendant la périménopause, ce n’est donc pas attendre que le risque augmente : c’est profiter de cette période pour agir sur sa trajectoire de santé.
Sources :
[1] Ellis LR, Zulfiqar S, Holmes M, et al. A systematic review and meta-analysis of the effects of Hibiscus sabdariffa on blood pressure and cardiometabolic markers. Nutrition Reviews. 2022;80(6):1723-1737. doi:10.1093/nutrit/nuab104. PubMed
[2] Norouzzadeh M, Rashedi MH, Azizi MH, et al. Efficacy and safety of Hibiscus sabdariffa in cardiometabolic health: An overview of reviews and updated dose-response meta-analysis. Complementary Therapies in Medicine. 2025;89:103135. doi:10.1016/j.ctim.2025.103135. ScienceDirect
[3] Rahmani J, Clark C, Kord Varkaneh H, Lakiang T, Vasanthan LT, Onyeche V, Mousavi SM, Zhang Y. The effect of Aronia consumption on lipid profile, blood pressure, and biomarkers of inflammation: A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Phytotherapy Research. 2019;33(8):1981-1990. doi:10.1002/ptr.6398. PubMed
[4] Hawkins J, Hires C, Baker C, et al. Daily supplementation with Aronia melanocarpa (chokeberry) reduces blood pressure and cholesterol: A meta-analysis of controlled clinical trials. Journal of Dietary Supplements. 2021;18(5):535-549. doi:10.1080/19390211.2020.1800887. PubMed
