Vous vous entraînez régulièrement, mais vos performances stagnent malgré un programme adapté ? Vous récupérez moins bien, ressentez une fatigue inhabituelle ou êtes plus rapidement essoufflé·e à l’effort ? Chez de nombreux sportifs et sportives, une carence en fer peut être en cause, même en l’absence d‘anémie.
Souvent sous-estimée, la carence en fer est pourtant fréquente chez les pratiquants de sports d’endurance et chez les femmes sportives. Or, le fer joue un rôle indispensable dans le transport de l’oxygène, la production d’énergie et le bon fonctionnement des muscles. Discret, le déficit en fer est un ennemi silencieux de l’énergie et de la performance, capable de limiter la récupération, l’adaptation à l’entraînement et les progrès sportifs, et plus largement, avoir un impact sur la santé.
Pourquoi les sportifs sont-ils plus exposés à la carence en fer ?
Le fer est un oligo-élément essentiel apporté par l’alimentation. Il est principalement présent dans les globules rouges du sang, où il permet de transporter l’oxygène vers les muscles et les organes.
L’entraînement intensif modifie le métabolisme du fer et augmente le risque de déficit. Les athlètes d’endurance et les femmes sportives sont particulièrement concernées. Cette vulnérabilité s’explique par plusieurs mécanismes liés à la fois aux adaptations de l’organisme à l’effort, et aux pertes et besoins accrus de fer induits par la pratique sportive.
Des pertes en fer plus importantes
L’activité physique régulière augmente naturellement les pertes en fer :
- Les impacts répétés au sol, notamment chez les coureurs, peuvent entraîner la destruction d’une partie des globules rouges (hémolyse d’effort) ;
- Lors des efforts prolongés, la circulation sanguine est prioritairement dirigée vers les muscles, ce qui peut fragiliser temporairement la paroi intestinale et favoriser des microsaignements ;
- Une petite quantité de fer est également perdue par la transpiration ;
Chez les femmes, les pertes menstruelles viennent s’ajouter à ces mécanismes
Des besoins accrus
L’entraînement stimule la production de globules rouges afin d’améliorer le transport de l’oxygène. Cette adaptation augmente les besoins en fer. Ils sont encore plus élevés lors d’un séjour ou d’un stage en altitude, où l’organisme doit produire davantage de globules rouges pour s’adapter au manque d’oxygène.
Des apports insuffisants
Chez les athlètes, l’alimentation est souvent orientée vers les glucides et les aliments faciles à digérer, ce qui peut réduire la consommation de sources de fer bien assimilé, comme la viande rouge.
Des réponses physiologiques à l’entraînement
Après un exercice intense, l’organisme déclenche une légère réaction inflammatoire qui augmente temporairement la production d’hepcidine, une hormone qui diminue l’absorption intestinale du fer. Chez les sportifs qui enchaînent les séances, ce phénomène peut compliquer la reconstitution des réserves.
L’effort physique intense augmente également le stress oxydatif, un phénomène lié à la production de radicaux libres, des molécules naturellement fabriquées lors de l’activité sportive. En quantité modérée, elles participent aux adaptations bénéfiques de l’entraînement. En revanche, lorsqu’elles sont produites en excès, elles peuvent endommager certaines cellules, notamment les globules rouges, ce qui peut contribuer à augmenter les besoins en fer chez les personnes qui s’entraînent régulièrement.
Quels sont les signes d’un manque de fer chez le sportif ?
Une carence en fer ne provoque pas toujours une anémie. Pourtant, même lorsque le taux d’hémoglobine reste normal, des réserves insuffisantes peuvent déjà entraîner des symptômes tels que :
- Une fatigue inhabituelle ;
- Une baisse des performances inexpliquée ;
- Une récupération plus lente ;
- Un essoufflement plus rapide à l’effort ;
- Une fréquence cardiaque plus élevée pour une même intensité d’exercice ;
- Une diminution de la motivation ou de la capacité à soutenir les entraînements.
Ces signes sont souvent attribués à tort au surentraînement ou à un manque de sommeil, mais peuvent être les premiers signes d’une carence en fer chez les sportif·ves.
L’alimentation seule
suffit-elle à couvrir les besoins
en fer du sportif ?
Une alimentation variée et équilibrée constitue la première étape pour prévenir une carence en fer. Toutefois, chez certains sportif·ves, elle ne permet pas toujours de compenser les pertes et les besoins liés à l’entraînement.
Le fer apporté par l’alimentation n’est absorbé qu’en partie par l’organisme : en moyenne, environ 10 % du fer consommé est assimilé. Cette biodisponibilité, c’est-à-dire la capacité du corps à absorber et utiliser le fer, dépend notamment de sa forme. Le fer héminique, présent dans les produits animaux, est généralement mieux absorbé que le fer non héminique, principalement issu des végétaux. De plus, certains composants de l’alimentation peuvent limiter son absorption, comme les phytates des céréales complètes, les polyphénols du thé et du café ou encore le calcium.
Certains modes d’alimentation, comme les régimes végétariens ou végétaliens, ou une alimentation très riche en glucides mais pauvre en sources de fer bien absorbé, peuvent donc rendre plus difficile le maintien de réserves en fer suffisantes.
Ferritine et sportifs :
quelles valeurs viser ?
La ferritine est le principal marqueur des réserves en fer de l’organisme. Dans la population générale, une ferritine inférieure à 30 µg/L est généralement associée à des réserves en fer insuffisantes. Entre 30 et 50 µg/L, certaines personnes peuvent toutefois présenter des symptômes liés à un manque de fer. Au-delà de 50 µg/L, les réserves en fer sont considérées comme suffisantes.
Chez les sportifs·ves et particulièrement les athlètes d’endurance, de nombreuses équipes médicales recherchent fréquemment des valeurs supérieures à 50 µg/L, afin de soutenir les adaptations à l’entraînement, la récupération et les performances. Des réserves suffisantes sont également particulièrement importantes avant un stage en altitude. Il convient néanmoins de rappeler qu’il n’existe pas, à ce jour, de consensus international fixant un seuil cible unique pour l’ensemble des athlètes.
Un bilan sanguin régulier, en particulier chez les sportifs les plus exposés, permet d’identifier précocement un déficit et d’adapter la prise en charge.
Quand la supplémentation en fer devient-elle nécessaire ?
Lorsque les apports alimentaires ne permettent pas de couvrir les besoins ou que les réserves en fer sont insuffisantes, une supplémentation peut être proposée par un professionnel de santé.
Les sels de fer conventionnels (sulfate, fumarate ou gluconate ferreux) sont largement utilisés, mais peuvent être durs à tolérer en raison d’effets secondaires digestifs, ce qui peut limiter la compliance au traitement. En cas de déficit important, d’intolérance ou d’échec au traitement oral, une supplémentation par voie intraveineuse peut être envisagée. Cependant, elle nécessite une surveillance médicale et peut entraîner des effets indésirables, notamment des réactions à la perfusion et, plus rarement, des réactions allergiques sévères. Son administration est également plus contraignante et coûteuse que celle du fer oral.
Face à ces limites, les formes de fer présentant une biodisponibilité (assimilation) élevée et une bonne tolérance digestive suscitent un réel intérêt. En effet, une supplémentation orale bien tolérée favorise une prise régulière, un facteur déterminant puisque la correction d’une carence en fer et la reconstruction des réserves nécessitent généralement plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Dans ce contexte, des solutions nutritionnelles innovantes ont été développées afin d’associer une bonne biodisponibilité du fer à une excellente tolérance digestive.
C’est notamment le cas de SPIRUL-1® de Pharmalp, une source naturelle de fer dont l’efficacité, l’assimilation et la bonne tolérance ont été démontrées dans plusieurs études.
Les trois piliers
d’une bonne prévention
de la carence en fer
Pour préserver des réserves en fer adaptées aux exigences de l’entraînement, trois mesures sont essentielles :
- Surveiller régulièrement son statut martial, en particulier chez les sportifs à risque ;
- Adopter une alimentation couvrant les besoins liés à la pratique sportive ;
- Recourir, si nécessaire et sur avis d’un professionnel de santé, à une supplémentation utilisant une forme de fer à la fois biodisponible et bien tolérée.
Parce qu’un statut en fer optimal contribue pleinement à la performance, à la récupération et au bien-être, il mérite une attention particulière tout au long de la saison sportive.

Dr Simone Troxler
Sources principales : Bibliography
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QUESTIONS FREQUENTES
Qu’est-ce qu’une carence en fer chez le sportif ?
Elle correspond à des réserves en fer insuffisantes dans l’organisme, même en l’absence d’anémie. Elle touche particulièrement les athlètes d’endurance et les femmes sportives, car l’entraînement intensif modifie le métabolisme du fer et augmente les pertes et les besoins.
Quels sont les signes d’un manque de fer chez le sportif ?
Fatigue inhabituelle, baisse de performance inexpliquée, récupération plus lente, essoufflement plus rapide à l’effort, fréquence cardiaque plus élevée pour une même intensité, et baisse de motivation. Ces signes sont souvent attribués à tort au surentraînement.
Pourquoi les sportifs sont-ils plus exposés à la carence en fer ?
Ils perdent davantage de fer (hémolyse d’effort, microsaignements intestinaux, transpiration, pertes menstruelles chez les femmes) et ont des besoins accrus liés à la production de globules rouges stimulée par l’entraînement, notamment en altitude.
Quel taux de ferritine viser pour un sportif ?
Une ferritine inférieure à 30 µg/L est associée à des réserves insuffisantes, tandis qu’au-delà de 50 µg/L elles sont jugées suffisantes. Chez les athlètes d’endurance, les équipes médicales recherchent souvent des valeurs supérieures à 50 µg/L, sans qu’il existe de consensus international sur un seuil unique.
L’alimentation suffit-elle à couvrir les besoins en fer d’un sportif ?
Pas toujours : seul environ 10 % du fer alimentaire est assimilé, et certains régimes (végétarien, végétalien, riche en glucides) peuvent rendre plus difficile le maintien de réserves suffisantes.
Quand une supplémentation en fer est-elle nécessaire ?
Lorsque l’alimentation ne couvre pas les besoins ou que les réserves sont insuffisantes, une supplémentation peut être proposée par un professionnel de santé, en privilégiant une forme bien tolérée digestivement pour favoriser une prise régulière.
Comment prévenir une carence en fer en tant que sportif ?
Trois mesures : surveiller régulièrement son statut martial par bilan sanguin, adopter une alimentation couvrant les besoins liés à la pratique sportive, et recourir si nécessaire, sur avis d’un professionnel de santé, à une supplémentation biodisponible et bien tolérée.
